Un match se joue parfois sur des détails.
Et parfois, c’est beaucoup plus simple que ça : quand une équipe est largement supérieure, il n’y a pas photo.
Aujourd’hui, nous avons affronté ce qui se fait de mieux en U11 au Grand-Duché. Selon beaucoup de connaisseurs, la meilleure équipe de la catégorie. Et même si le score est sévère, je ne veux pas commencer par l’adversaire.
Je veux commencer par nous.
Regarder au bon endroit
Je regarde certains de mes joueurs qui se voient déjà avec le maillot de l’équipe nationale.
Je regarde certains qui s’imaginent déjà évoluer dans des catégories supérieures.
Je regarde aussi ceux qui commencent à s’installer confortablement sur leurs lauriers, parce que jusqu’ici, nous avions tout gagné.
Et c’est précisément pour cela que, comme je l’ai écrit dans le titre, je suis content que nous ayons perdu.
Perdre contre une équipe collectivement supérieure, ce n’est pas une honte. C’est même parfois une nécessité. Cela remet les pendules à l’heure, et surtout, cela redonne au travail la place centrale qu’il ne doit jamais quitter.
Le factuel, sans excuses
Si l’on s’en tient aux chiffres, le scénario est presque cruel :
- 12 occasions pour nous, 4 pour eux. Et pourtant, le score est sans appel.
- Eux marquent 7 buts. Nous, seulement 3.
- La différence ? Eux sont chirurgicaux. Nous, nous payons encore des manques techniques et des erreurs que nous connaissons… et que nous devons continuer à corriger.
Des erreurs, donc des axes de progrès
Individuellement, il faut aussi être lucide :
- Des erreurs dans les relances de notre gardien, Davon.
- Des oublis de marquage de Victor, pourtant irréprochable jusqu’ici.
- Un excès d’individualisme chez nos attaquants, avec l’envie de briller seul plutôt que de servir le collectif.
Le compte n’y est pas, c’est vrai.
Mais si nous avions été plus disciplinés, plus rigoureux, plus fidèles au jeu collectif, ce match aurait pu basculer autrement.
Une défaite utile
Je le répète : je suis content que nous ayons perdu. Parce que cette défaite va obliger certains joueurs à se repositionner dans une vraie logique de travail. Parce qu’elle rappelle une vérité essentielle : rien n’est jamais acquis.
Et parce que ceux qui s’imaginent déjà plus forts, plus beaux ou plus grands qu’ils ne le sont doivent retrouver cette part indispensable d’humilité.
Celle qui fait les grands sportifs. Et surtout, celle qui fait les grands hommes.