Gagner ne suffit pas toujours
Avant de parler du score, je veux commencer par ce qui compte vraiment : le contenu.
L’autocritique avant tout
Je vais d’abord évoquer les points négatifs, et commencer par une autocritique nécessaire.
J’ai probablement commis une erreur en disant aux garçons que nous devions gagner ce match, et en plus avec un certain nombre de buts d’écart. Ce message a sans doute créé un excès de confiance, voire une forme d’irrespect inconscient vis-à-vis du football et du match.
La première mi-temps a été le reflet exact de cela.
Et cette première période, j’en assume la responsabilité.
Une seconde mi-temps remise à l’endroit
En seconde période, les choses ont été remises dans l’ordre. Il le fallait.
Le jeu est devenu plus sérieux, plus juste, plus collectif. Les buts se sont alors enchaînés — plus d’une vingtaine — mais paradoxalement, l’essentiel du match n’est pas là.
Le moment clé du match
Le fait marquant de la rencontre, c’est un choix précis : proposer à Nathan de jouer en attaque. Le Graal c’était que Nathan marque. Et comme quoi, la chance ne sourit qu’aux champions. Nathan a marqué.
Ce moment est sans doute l’un des événements les plus forts de la journée. Pourquoi ?
Parce que Nathan, par le passé, a souvent vécu l’autre côté du football : encaisser des scores très lourds, parfois des 25, des 30, sans jamais abandonner. Le voir goûter à la joie de marquer est une victoire humaine bien plus importante que n’importe quel score.
Plus qu’un match, une vision
Ici, c’est La Jeunesse.
Et tout ce que nous faisons doit servir une ambition plus large que le simple résultat : construire une dynamique sportive et humaine, fidèle à notre institution.
Former des joueurs, oui.
Mais surtout former des hommes, dans le respect du jeu, des autres et d’eux-mêmes.
C’est cette vision qui doit nous guider, match après match, saison après saison. Et c’est cette exigence-là qui, à terme, fera la différence — bien au-delà du terrain.
#AllezMaer.