Victoire 7–1 contre Ehlerange
Préambule
Depuis le début du mois de novembre, j’ai repris progressivement en main le groupe des U13 B, à la suite du départ des deux entraîneurs précédents.
Cette reprise ne s’est pas faite dans l’urgence ni dans l’improvisation, mais avec une volonté claire : stabiliser un groupe fragilisé, redonner un cadre, et remettre des bases de travail simples, lisibles et cohérentes pour les joueurs.
L’objectif n’était pas immédiat de gagner, mais d’abord de reconstruire. De recréer une dynamique collective et une discipline de jeu qui avaient disparu au fil des lourdes défaites et des résultats négatifs accumulés.
Revenir à l’essentiel
Comme je l’ai déjà rappelé à plusieurs reprises, la stabilisation d’un groupe passe par quelques principes fondamentaux, accessibles à tous : discipline, rigueur et engagement.
Sur le papier, ce groupe reste relativement faible. Il ne fait peur à personne. Et c’est justement pour cela qu’il fallait commencer par le plus simple. Le football n’est pas une question de systèmes complexes quand les bases ne sont pas maîtrisées. Il s’agit d’abord de comportements, d’attitudes, et du respect strict des consignes.
Face à Ehlerange, les joueurs ont démontré qu’en appliquant des règles simples, chacun pouvait apporter sa pierre à l’édifice. Le collectif a pris le pas sur les individualités, et le cadre a permis à chacun de s’exprimer sans se disperser.
Une victoire qui a du sens
Le score final de 7–1 ne doit pas masquer l’essentiel. Ce n’est pas le contenu le plus spectaculaire que j’aie vu, ni le match le plus abouti sur le plan technique. Mais une chose est certaine : une victoire reste une victoire.
Pour des enfants habitués à perdre, parfois très lourdement, apprendre à gagner est une étape fondamentale. La victoire change le regard que les joueurs portent sur eux-mêmes. Elle installe la confiance, mais surtout, elle crée une nouvelle exigence : celle de ne plus vouloir revivre les défaites subies par le passé.
Quand les jeunes s’habituent davantage à gagner qu’à perdre, ils deviennent naturellement plus exigeants avec eux-mêmes. Ils comprennent que l’effort collectif produit des résultats, et que le travail n’est jamais inutile.
Une stratégie simple, accessible à tous
Je l’ai expliqué clairement aux joueurs : nous ne gagnerons pas tous les matchs. Mais n’importe quelle équipe peut exister si elle applique une stratégie simple, compréhensible et respectée.
La discipline de jeu, le don de soi et le travail en équipe sont des leviers universels. Ils permettent à une équipe modeste de faire au moins jeu égal avec des adversaires plus forts individuellement. Ce sont ces principes qui doivent devenir des réflexes, semaine après semaine.
Un nouveau cycle pour les U13
Cette rencontre marque, pour moi, le début d’un nouveau cycle avec le groupe des U13. L’idée est de mener le même travail de fond que celui réalisé précédemment avec OMAR et Belisario chez les U11 : installer de la rigueur, de l’exigence et une vraie culture du travail collectif.
L’ambition est double : stabiliser la catégorie et permettre, à moyen terme, de produire des joueurs capables d’intégrer l’équipe première dans de bonnes conditions, tant sur le plan sportif que comportemental.
Reprogrammer un groupe
Il est important de rappeler le contexte. Avant cette reprise, l’équipe B n’avait remporté aucun match. Les défaites étaient souvent très lourdes, avec des écarts considérables : 20–0, 30–0. Des scores qui marquent durablement des jeunes joueurs.
On ne gomme pas ce passé en quelques semaines. Mais on peut le reprogrammer. Par le travail, par la répétition, par un cadre clair et assumé.
Ce succès contre Ehlerange n’est pas une fin en soi.
C’est un point de départ. Un message clair envoyé aux joueurs : il va y avoir du changement. Du changement dans l’attitude. Du changement dans l’exigence. Et surtout, du changement dans la manière d’aborder la victoire — non pas comme un miracle, mais comme la conséquence logique d’un travail collectif sérieux et constant.